<< LES DISCIPLINES >>
1. La route
La compétition sur route demeure l'élément moteur du sport cycliste.
Elle regroupe cinq catégories d'épreuves : les classiques, les courses par étapes, les "Contre La Montre" individuels ou par équipes, les courses en circuits et les critériums.
· Les classiques :
Le plus souvent, ce sont des courses dites de " ville à ville ", disputées " en ligne ", aux parcours parfois spécifiques, tels : les pavés de Paris-Roubaix, les longues lignes droites de Paris Tours, etc.… La première classique fut Paris-Rouen, organisée en 1869.
· Les courses par étapes :
Elles sont constituées de plusieurs jours de course (de 2 à 21 ou 22 jours pour les grands tours (Tour de France notamment). Le classement se fait par addition des temps journaliers : c'est le classement général. Il existe aussi des classements annexes : classement par points (sprinters), le meilleur grimpeur, le meilleur jeune, le plus combatif, etc.…
· Le "contre-la-montre" individuel :
Appelé aussi l'épreuve de vérité car le coureur est seul face au chronomètre. Contrairement à la course en ligne où les coureurs partent tous ensemble, les coureurs prennent le départ l'un après l'autre, à intervalle de temps régulier. Le classement s'effectue en fonction du temps réalisé.
Le contre la montre peut aussi se disputer par équipes. Le
nombre de coureurs retenus dans chaque équipe varie selon le
caractère de l'épreuve (2, 3 ou 4 coureurs lors d'une
épreuve d'une journée ; et une équipe au complet
dans le cadre d'une course par étapes).
· Les courses en circuit :
Les plus connues sont les Championnats de France et les Championnats du Monde. Courses d'un jour sur des circuits de 12 à 20 Km à parcourir un certain nombre de fois.
Ces épreuves désignent le ''champion'' qui portera le
maillot tricolore ou le maillot arc-en-ciel pendant une année.
2. Le VTT
Sous la tutelle de la FFC depuis 1988, le Vélo Tout Terrain est un sport jeune. Importé des Etats-Unis où on utilisait de drôles de vélos, des "fat tyre bikes" ou des "ballooners" pour dévaler les pentes, le mountain bike est arrivé en France en 1983.
A partir du milieu des années 80, l'industrie du cycle trouve un
nouvel essor grâce au nombre important de VTT qui sont vendus en
France et dans le monde.
Les pratiquants de loisir cherchent, avec ce vélo, une autre
façon de pratiquer le cyclisme en étant plus proche de la
nature. Depuis quelques années, une nouvelle gamme de VTT
"Freeride" (vélos tous suspendus), arrive sur le marché.
Empreint d'un esprit de liberté dans l'activité, ce type
de VTT se destine plutôt à la pratique de la descente.
· La Randonnée :
Ce type d'épreuve s'adresse surtout aux amoureux de la nature qui souhaitent avoir une activité sportive sans chercher la performance. La FFC organise, depuis 1998, des Randos d'or (label de qualité du parcours et d'organisation) sur ses sites VTT-FFC.
Les parcours proposés correspondent à des niveaux de
pratique différents pour que chacun puisse trouver son plaisir
sur de magnifiques circuits ouverts à tous.
· Le Cross-Country (X-C) :
C'est une discipline d'endurance qui se déroule sur une période plus ou moins longue en fonction des catégories (50' chez les Cadettes – 2 H 00 chez les Elite). La variété des terrains rencontrés sur le parcours doit permettre l'expression des qualités techniques (pilotage, franchissement, ...) et physiques des coureurs (gestion d'un effort avec des variations de rythme).
Les circuits respectent les caractéristiques suivantes : une
longueur par boucle de près de 10 Km avec une
dénivelée positive totale proche de 800 m. Le coureur
effectue le parcours en autonomie complète (aucune aide
extérieure) ; il est seul responsable de la conformité et
de l'entretien de son vélo et des équipements de
protection (casque rigide obligatoire). Les pilotes sont classés
en fonction du temps réalisé.
· La Descente :
C'est une épreuve individuelle contre la montre sur un profil descendant parsemé d'obstacles. Le parcours, très technique, doit privilégier les paramètres vitesse / pilotage. Le temps de course est compris entre 3 et 6 minutes pour un parcours de 3 à 4 km.
L'évolution du matériel (cadre avec double suspension,
freins à disques, matériaux composites…)
nécessite un budget important. C'est pourquoi, pour promouvoir
cette discipline, 3 catégories différentes ont
été définies : la catégorie Sport (cadre
rigide avec suspension avant), la catégorie Stock (cadre
à double suspension limitée dans le débattement),
la catégorie Pro (aucune restriction sur le
matériel).
L'équipement obligatoire du pilote comprend un casque
intégral monobloc, une protection des genoux et des coudes, une
protection dorsale, des gants complets, des manches longues.
· Le VTT Trial :
L'épreuve trial consiste à franchir des zones (naturelles ou artificielles) qui font appel à des notions d'équilibre et de maîtrise du vélo sans avoir d'appuis autres que les pneus (pénalité). La difficulté des franchissements est liée aux différentes classes de coureurs (Elite, Expert, National…). Le circuit regroupe un ensemble de 6 zones naturelles ou artificielles (1 tour) reliées par une " inter zone " à parcourir 3 fois avec un VTT (roue de 26 pouces).
Le classement s'établit en fonction du cumul des
pénalités, le vainqueur étant celui qui en
totalise le moins. Une autre discipline, le Vélo trial
(vélo 20 pouces équipé d'un sabot), se
déroule sur les mêmes zones que le VTT trial mais avec un
règlement un peu différent.
Lors du déroulement de ces deux épreuves, le port du
casque rigide est obligatoire.
· Le Relais :
C'est une course par équipe (1 Dame, 1 Élite, 1 Espoir, 1 Junior) pratiquée lors du Championnat de France ou lors de compétitions internationales. Chaque coureur doit effectuer une boucle d'un parcours Cross-country d'une durée d'environ 20' avant de passer le relais à son équipier.
Dans cette épreuve, le paramètre tactique est très
important puisque c'est le chef d'équipe qui détermine
secrètement avec ses coureurs l'ordre de départ de chacun
d'entre eux.
· Le Dual Slalom :
Le dual slalom permet à 2 pilotes de s'affronter sur un parcours commun ou différent (slalom parallèle) à profil descendant sur 100 à 250 m. Les pilotes doivent franchir des obstacles (doubles bosses, tables, virages relevés, whoops…) disposés sur toute la piste et ne devant pas présenter de caractères dangereux.
Pour être admis au départ, les pilotes doivent porter un
équipement de sécurité, identique à celui
de la descente.
Le déroulement de la compétition se fait suivant un
tableau, soit par élimination directe, soit par manche
aller-retour. Le "Four Cross" est une autre forme de dual,
peut-être plus spectaculaire, où les pilotes s'affrontent
sur une même piste 4 par 4.
· Le 4X (ou For Cross) :
LE 4X est une nouvelle discipline qui se veut spectaculaire et médiatique.
Sur un parcours descendant, comprenant des obstacles naturels et
artificiels (saut, bosses, virages relevé et dévers)
d'environ 30s à 50s, les pilotes font une descente de
qualification en individuel avant de s'affronter en manche de 4,
suivant un tableau tenant compte des temps réalisés. Les
deux premiers sont qualifiés pour le tour suivant et ainsi de
suite jusqu'à la petite finale et la finale. Les pilotes
éliminés en 1/4 de finale sont classés suivant
leur temps de qualification de la 9ème à la 16ème
place (idem pour les pilotes éliminés avant).
Les qualités requises sont : le départ, les
franchissements, les trajectoires et la confrontation directe avec les
autres concurrents. A ce jeu là, les Descendeurs ayant
pratiqué le BMX paraissent les mieux armés.
3. La piste
La piste est une discipline comprenant différentes épreuves se déroulant sur un vélodrome.
La partie cyclable de celui-ci est constituée de 2 lignes
droites parallèles, reliées par des virages plus ou moins
relevés permettant aux cyclistes d'atteindre des vitesses
élevées (jusqu'à 75 Km/h) en toute
sécurité.
La longueur d'une piste est le plus souvent un sous-multiple du
kilomètre (200 m, 250 m, et 333,33 m). Le matériau
utilisé pour le revêtement d'une piste est le ciment, le
bitume ou le bois.
La France compte actuellement plus de 100 vélodromes dont 4 sont
couverts.
· La vitesse individuelle :
Les coureurs effectuent d'abord un "200 m départ lancé", contre la montre pour se qualifier (18 meilleurs temps retenus pour la suite du tournoi). Ensuite, les matches de vitesse opposent 2 ou 3 coureurs sur une distance déterminée par la longueur de la piste (2 ou 3 tours : environ 750 mètres). Les coureurs vainqueurs se qualifient pour la phase suivante. Les coureurs battus ont la possibilité de se repêcher. A partir des ¼ de finale (8 qualifiés), les coureurs se départagent en 2 manches gagnantes. Si nécessaire, il est procédé à une troisième manche, appelée "belle", pour désigner le vainqueur.
La tactique joue un rôle très important en vitesse et les
coureurs se livrent généralement à un
véritable jeu du " chat et de la souris ". Dans la partie
initiale de la course les coureurs s'observent et se cherchent et
peuvent effectuer un "surplace" ("Track Stand").
La vitesse est probablement la course la plus populaire des rencontres
sur piste.
· Le kilomètre et le 500 mètres :
Le kilomètre départ arrêté Hommes (1000 mètres) et le 500 mètres départ arrêté Dames se disputent seul(e) contre la montre. Le classement s'effectue au temps.
· La vitesse par équipes :
La course se dispute par équipes de 3 coureurs sur 3 tours de piste. Les 2 équipes sont face à face et le départ s'effectue à l'arrêt, au milieu de chaque ligne droite. Le 1er coureur mène le 1er tour et s’écarte, le 2ème coureur fait de même pour le 2ème tour, laissant le 3ème coureur seul en piste pour le dernier tour. Le temps final est chronométré lorsque le 3ème coureur termine son tour de piste.
La compétition comporte 3 stades :
• au 1er stade, les équipes ayant réalisé les
8 meilleurs temps sont qualifiées
• au 2ème, elles sont opposées face à face (4
vainqueurs)
• au 3ème, les 2 meilleurs temps se rencontrent en finale
pour la 1ère et la 2ème place et les 2 autres pour la
3ème et la 4ème place.
· Le keirin :
Cette épreuve est originaire du Japon, où des paris sont effectués sur les coureurs. 6 à 8 coureurs s'affrontent sur une distance de 2000 mètres. Durant la phase initiale (1300 à 1400 mètres), l'allure des coureurs est réglée par un entraîneur motocycliste. Celui-ci accélère progressivement (de 35 à 45 km/h) et quitte la piste à 600 - 700 mètres de l'arrivée. Ensuite, la compétition se déroule comme une épreuve de vitesse.
Force, courage et agressivité sont nécessaires afin
d'obtenir une position optimale pour l'assaut final de l'arrivée.
· La poursuite individuelle :
En poursuite individuelle (4000 m pour les hommes et 3000 m pour les femmes), deux coureurs partent l'un en face de l'autre, au milieu de chaque ligne droite. Les 8 meilleurs temps sont qualifiés pour le tour suivant. Ensuite, les 4 coureurs vainqueurs sont qualifiés pour les finales : 1ère et 2ème places pour les 2 meilleurs temps, 3ème et 4ème places pour les 2 autres.
Les meilleurs sont capables de rouler très vite à une
allure constante. Savoir pédaler de manière fluide et
régulière et se concentrer intensément est tout
aussi important dans cette discipline que l'aptitude à endurer
la souffrance physique.
· La poursuite par équipes :
Cette épreuve est réservée aux hommes uniquement. Elle est similaire à la poursuite individuelle mais se dispute par équipes de 4 coureurs sur une distance de 4 km. Les coureurs peuvent se relayer tous les ½ ou tous les tours. A l'arrivée, le classement s'effectue sur le 3ème homme.
La tactique consiste à conserver le plus longtemps possible une
bonne cohésion entre les 4 équipiers en
bénéficiant au mieux de l'effet d'aspiration.
· La course aux points :
20 à 30 coureurs sur une distance maximum de 30 km. Des classements intermédiaires tous les 2 Km avec des points attribués aux 4 premiers, permettent de départager les concurrents. Le classement final s'établit aux points gagnés et accumulés par les coureurs lors des sprints intermédiaires, lors du sprint final et par tour gagné.
· L'américaine :
Cette course est apparue pour la première fois au Madison Square Garden de New York, d'où son nom. Cette épreuve se dispute par équipe de 2 hommes se relayant entre eux, essayant de prendre un tour d'avance sur leurs rivaux.
La distance maximum est de 50 km. Tous les 5 Km, des points sont
attribués aux 4 premières équipes. Un coureur de
l'équipe étant toujours en course, l'autre peut
récupérer plus ou moins longtemps en réduisant sa
vitesse et en roulant en haut du virage. Les relais se font au cuissard
(à la poussée) ou à la volée (la main dans
la main).
Le classement s'effectue d'abord à la distance (les
équipes ayant pris un ou plusieurs tours d'avance), puis selon
sur le même principe que la course aux points.
· Le scratch :
Les coureurs partent groupés sur une distance maximum de 15 km pour les hommes et 10 Km pour les femmes. Classement à l'arrivée.
· L'élimination :
Tous les tours (ou tous les 2 tours selon la longueur de la piste), le dernier coureur au passage sur la ligne d'arrivée est éliminé : c'est la roue arrière qui est prise en compte.
Les 2 derniers coureurs en piste sont départagés par le
passage de la roue avant.
· L'omnium :
Épreuve
individuelle se disputant en plusieurs manches de différentes
épreuves. (Vitesse, course aux points, ...)
Le classement se fait par addition des points attribués ou des
places obtenues dans chaque manche.
· Le demi-fond :
Course spectaculaire disputée par des coureurs derrière moto sur une distance de 50 Km ou sur une heure de course. Cette épreuve est de moins en moins pratiquée, mais elle a été très populaire jusqu'aux années 1980 environ.
· Les 6 Jours :
Ils se disputent par équipes de deux coureurs sur 6 jours consécutifs, avec des plages de repos.
L'américaine constitue la discipline essentielle. Des
épreuves annexes (élimination, course aux points…)
permettent d'attribuer des points aux équipes. Est
déclarée victorieuse l'équipe qui a
effectué la plus grande distance lors des épreuves
d'américaine. Ensuite, les équipes qui terminent dans le
même tour sont départagées par les points
attribués dans l'américaine et les épreuves
annexes.
Résultat final CRCP 07